Croissance du mal-être des étudiants du fait de la crise sanitaire – question écrite

Mme Florence Provendier interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la croissance du mal-être des étudiants du fait de la crise sanitaire. Récemment, deux étudiants lyonnais ont tenté de se suicider afin de dénoncer la forte précarité de la jeunesse et l’isolement dû à la crise sanitaire ; une lettre ouverte a été adressée au Président de la République afin de le sensibiliser au désespoir partagé par près de deux millions et demi de jeunes actuellement. Ces évènements tragiques doivent retenir l’attention. Si les étudiants constituent un public relativement épargné par le virus, ils ont en revanche été heurtés de plein fouet par les différentes mesures de confinement et de restriction établies depuis mars 2020. Coupés de leurs enseignements depuis près d’un an, éloignés de toute vie sociale et souvent livrés à eux-mêmes, les étudiants vivent une période particulièrement difficile, comme le révèle un grand nombre d’enquêtes, témoignant d’une détresse psychologique sans précédent. Les activités culturelles, sportives et associatives sont à l’arrêt, les cours magistraux et les conférences de méthodes, ou les cours de langues et de soutiens ne se tiennent plus qu’en distanciel, tandis que les campus sont fermés.  Alors que le Président de la République a annoncé le 22 juillet 2020 une série de mesures pour la jeunesse et que le Gouvernement s’est engagé depuis le début de la crise pour les étudiants, il convient à cette heure de protéger davantage les étudiants et de trouver des solutions à leur esseulement, pour éviter le pire. La commission d’enquête parlementaire visant à mesurer et prévenir les effets de la crise de la covid-19 sur les enfants et la jeunesse, a à ce titre soumis une série de propositions, en décembre 2020. Ainsi, elle l’interroge sur les possibles mesures que pourrait prendre le Gouvernement pour soutenir les étudiants, si l’évolution de l’épidémie dans les prochains mois ne permet pas une reprise d’activités en présentiel.