QE sur la situation des personnes exilées à Calais

Mme Florence Provendier alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation préoccupante dans laquelle se trouvent les personnes exilées à Calais, situation amplifiée depuis l’interdiction, par arrêté préfectoral, de la distribution de repas et d’eau aux migrants par les associations non mandatées par l’État. Elle rappelle que malgré la régularité des expulsions motivées par le souci légitime de maintien de l’ordre public et de tranquillité du voisinage, celles-ci s’avèrent peu efficaces, d’une part car le nombre de personnes exilées à Calais reste stable, et d’autre part car elles ont pour conséquence de pousser les personnes à errer de plus en plus en centre-ville. Elle ajoute que, d’après les associations, l’arrêté préfectoral du 10 septembre 2020, qui est venu interdire la distribution de repas et d’eau dans les lieux du centre-ville, contraint les personnes exilées à effectuer plus d’une heure de marche pour rejoindre les distributions mobiles de l’association mandatée par l’État. En conséquence, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a demandé à ce que soit mis à disposition un lieu couvert pour les distributions et pour permettre un meilleur accès à l’information, notamment sur le droit d’asile. La Défenseure des droits, suite à sa visite à Calais, a par ailleurs demandé un moratoire sur les expulsions de campements. La rapporteure spéciale des Nations unies sur le droit au logement a enfin demandé que les personnes exilées présentes à Calais soient hébergées dans des lieux inconditionnels, dignes et à proximité de Calais afin de permettre un vrai répit et une vraie réflexion sur la suite de leur parcours…